Posté par goelen le 9 novembre 2009
PANAIT ISTRATI, NERRANTSOULA, L’imaginaire de Gallimard, 160 pages, 2009. Genre : une récit d’enfance et d’amour.
Cela fait longtemps que j’avais envie de découvrir la littérature roumaine et cet auteur particulièrement (ces œuvres chez Phoebus me font de l’œil depuis un certain temps). Une de mes amis est mariée avec un roumain, j’avais envie d’en savoir un peu plus. Alors quand ma libraire préférée m’a parlée de celui-ci, je n’ai pas hésité.
Marco, le jeune narrateur au début de l’histoire, vit près du Danube, source de vie mais aussi de morts à cause de ses crues très violentes. Il tombe amoureux d’une jeune orpheline qui gagne sa vie en livrant de l’eau, d’où son surnom un peu moqueur par la population sacadgitza, la porteuse d’eau. Lui préfère l’appeler Nerrantsoula (j’aime la sonorité de ce mot), en référence à une berceuse qu’elle chante tout le temps. Ce jeune garçon est touchant par l’amour inconsidéré qu’il porte à cette demoiselle, convoitée de toutes parts et particulièrement Epaminonda, le grec, adversaire redoutable.
Nous allons suivre ce trio sur plusieurs années, jusqu’à un âge adulte avancé. Nerrantsoula papillonne, ne choisit pas. Elle a un caractère très fort qui la fait rester libre d’aller où elle veut et avec qui elle veut. Elle disparait, revient, rien de tel pour rendre fou d’amour et mélancolique un amoureux déjà transi.
La langue d’Istrati est belle et douce comme une berceuse même si son propos est loin d’être naïf. Ces œuvres vont bientôt rejoindre mes étagères je pense, d’ici quelque temps tout de même, histoire de laisser souffler ses planches.
Bonne lecture!
Publié dans Romans francophones | Taggé: amour, enfance, Istrati, Littérature roumaine | 4 Commentaires »
Posté par goelen le 5 novembre 2009
Le retour dans la blogosphère comporte des avantages (les gentils mots des copines) et des inconvénients (la tentation à tous les coins de blog). De nombreux challenges ont fleuri partout. On a beau essayer de les contourner pour ne pas se laisser avoir, mission impossible. Je me suis fait avoir 3 fois et en beauté. Les fautives ? Karine, Theoma et GeishaNellie.
Combiner la SF, la littérature anglaise classique et les coups de cœurs de la blogosphère, c’est possible. Et surtout un très bon moyen de vider mon étagère. Et oui, parce que venant de déménager, j’ai eu l’idée saugrenue (quelquefois, je devrais éviter de réfléchir) de consacrer des étagères aux livres lus et un bout aux livres non lus. Évidemment, ça ne s’est pas du tout passé comme prévu, les non-lus prennent un étagère entière qui déborde de partout (plus quelques cachés sous ma table de nuit) alors que les livres lus ont de la place pour respirer. Branle-bas de combat, ça ne peut plus durer, je dois vider cet étagère (l’espoir fait vivre il paraît et la lecture aussi, ça tombe bien).
Je vais donc profiter de ces challenges pour piocher UNIQUEMENT dans mon étagère pleine et retrouver un peu de place pour les suivants (comme tous les ans, je travaille en librairie à Noël, autant dire que la tentation est à son comble).
Je vous ferais part de mes choix de lectures au fur et à mesure que j’aurais fais le tri des livres compatibles avec mes 3 challenges qui sont :



Et vous challenge or not challenge ?
Publié dans Challenge | Taggé: Challenge, classiques, coup de coeur, SF | 16 Commentaires »
Posté par goelen le 3 novembre 2009
JAMES FREY, Mille morceaux, 10/18, 602 pages, 2006. Traduit par Laurence VIallet. Genre : récit autobiographique d’une désintoxication.
Ce livre est le choix de Levraoueg. James Frey revient sur son parcours de toxicomane et son combat contre sa dépendance grâce à un centre de désintoxication très réputé. On croise des personnages tous plus détruits les uns que les autres, les 12 étapes qui mènent vers la rédemption. Miles, Léonard, Lilly, Ted, Roy et bien d’autres ont tous essayé.
Ce récit est très dur. L’auteur raconte sans concession son expérience douloureuse et son retour à la réalité. Attention aux âme sensibles, les premières pages sont difficiles à passer. Pour les autres, tentez le coup jusqu’au bout car ce témoignage vaut vraiment le détour!
Bonne lecture…

Publié dans Récit autobiographique | Taggé: anglosaxon, désintoxication, drogue désintoxication, Frey | 6 Commentaires »
Posté par goelen le 3 novembre 2009
Je croyais ne jamais revenir ici depuis le temps que j’ai laissé cet espace en jachère. Mon dernier billet date de 3 mois. Il s’en ai passé des choses qui m’ont tenu loin d’ici. Dans le désordre un déménagement, un grand anniversaire, du boulot, des travaux, un mignon tout beau petit nouveau, des frayeurs sur la santé de mon entourage et surement l’envie qui s’est émoussée au fil du temps.
Mais voilà, le partage de mes lectures, les échanges dans vos commentaires me manquent. Alors même si j’ai continué à visiter vos blogs de temps en temps (sans laisser de commentaires), cela ne me suffit pas. J’ai de nouveau envie de publier ici des billets sans contrainte de temps ou de sujets et de vous retrouver tout simplement.
J’ai profité de ma “retraite” pour lire à un rythme plus lent que d’habitude mais j’en ai gardé plus de choses. Je vais continuer sur le même rythme, tant pis si je dois poster moins qu’avant.
Goelen de retour alors qui y croit ?
Publié dans Autre | 25 Commentaires »
Posté par goelen le 3 août 2009
CARYL FEREY, ZULU, Série noire Gallimard, 2008, 393 pages. Genre : crime au pays du sida et des zoulous.
Babelio et Guillaume m’ont permis de me replonger dans l’œuvre de Caryl Férey, que j’avais découvert avec Utu.
Ali Neuman a connu les atrocités de l’ANC. Il est devenu flic après avoir connu l’horreur, l’indicible. Chef de la police criminelle, il doit résoudre une affaire de meurtre. Une jeune fille blanche est retrouvée morte atrocement mutilée. Crime raciste ? Drogue ? Sida ? Rien n’est jamais tout à fait simple ni évident dans ce pays et les vieilles croyances et déchirures jamais très loin.
La plume de Caryl Férey est sans concession, sans non-dits. Ce qu’il fallait pour aborder le sujet de l’Afrique du Sud, pays rongé par la violence, la corruption, les guerres fratricides et le sida. Âmes sensibles s’abstenir, les mots sont crus et les tortures minutieusement décrites, rien ne nous est épargné. Un très bon thriller, à l’intrigue bien ficelée qui ne s’essouffle jamais.
Bonne lecture !



Publié dans Polars | 20 Commentaires »
Posté par goelen le 20 juillet 2009
JEAN TEULE, LE MONTESPAN, Julliard, 333 pages, 2007. Genre : la vie à la cour n’est pas facile pour le cocu !
Jean Teulé aime raconter l’histoire des gens atypiques. Et ça tombe bien car j’aime sa façon de nous en parler.
Le marquis de Montespan est le plus heureux des hommes depuis qu’il a épousé Françoise. Tout change le jour où Françoise fait son entrée à la cour. Le roi la remarque et en fait sa nouvelle favorite. A partir de ce jour, Montespan essaie de récupérer sa femme.
Ce brave Montespan est bien attachant dans ses tentatives désespérées de retrouver l’amour de sa femme et de lutter contre les provocations du roi. Jean Teulé est un fabuleux conteur et j’attends de pouvoir lire son dernier avec impatience.
Bonne lecture !
Publié dans Romans francophones | 14 Commentaires »
Posté par goelen le 2 juillet 2009
SANDRO VERONESI, CHAOS CALME, Grasset, 505 pages, 2008. Traduit par Dominique Vittoz. Genre : un homme face à la mort.
Une fois n’est pas coutume, j’ai vu le film avant de lire le livre. Je l’ai beaucoup aimé. Nanni est formidable, il n’y a rien à rajouter.
Pietro Palladini perd sa femme tragiquement. Sa fille Claudia, 10 ans et demi, reste tranquille. Elle semble ne pas souffrir, lui non plus. Il attend que la souffrance vienne en restant devant l’école de sa fille toute la journée. Une galerie de personnages gravite autour de lui, défilant chaque jour pour un court moment.
Je n’avais jamais lu une aussi belle introspection. Sandro Veronesi met des mots justes sur ce que ressent Pietro, ou plutôt sur ce qu’il n’éprouve pas, sa culpabilité vis-à-vis de sa femme Lara. La mort transforme, rapproche ou éloigne les gens. On suit Pietro dans son parcours pour comprendre sa réaction. Un très beau texte, parfaitement traduit.
Bonne lecture!
Crédit photo : Grasset.



Publié dans Romans traduits | 10 Commentaires »
Posté par goelen le 1 juillet 2009
ITALO CALVINO, LES VILLES INVISIBLES, Points, 200 pages, 1974. Traduit par Jean Thibaudeau. Genre : un voyage particulier.
Voici le choix de Chimère pour la chaîne de livre initiée par Ys.
Calvino nous emmène dans des villes qui n’existent pas. Des villes qu’auraient traversé Marco Polo. L’auteur fait parler son imagination pour faire voyager son lecteur dans des mondes inconnus.
J’ai beaucoup apprécié la plume de Calvino et ses réflexions sur le monde, les gens, l’environnement… Mais je suis plus mitigée sur la construction de ce livre. Je l’ai trouvé un peu redondant dans sa forme et du coup, je m’y suis un peu ennuyée. J’ai plutôt de découvrir ses vrais romans.
Bonne lecture!
Crédit photo : éditions Points.
Publié dans Romans traduits | 10 Commentaires »
Posté par goelen le 24 juin 2009
D.H LAWRENCE, LA FILLE PERDUE, Le livre de poche, 537 pages, 2009. Traduit par Françoise du Sorbier. Genre : un classique anglais.
Grâce à B.O.B et au livre de poche, j’ai pu découvrir la plume de cet écrivain anglais.
Alvina Hougthon vit à Woodhouse. Elle regarde son père tenter désespérément de réussir sa vie professionnelle, à l’aide d’idées complètement foireuses. Alvina se laisse vivre au milieu de son cocon. Jusqu’à quand ?
Cela commençait bien pourtant cette lecture. Des personnages énervants mais attachants, un humour bien placé et des mots qui se lisent tous seuls. Pourtant, je n’ai pas fini ce livre. Pire, j’ai abandonné à 60 pages de la fin. Ridicule ? Peut-être mais voilà, une chose m’a agacée profondément. Un conseil si vous voulez lire ce livre, ne jetez pas de coup d’oeil à la 4ème de couverture. Vous seriez déçu, elle raconte la fin de cette histoire, pas le début, les 60 dernières pages. Déception!!
Publié dans Romans traduits | 3 Commentaires »
Posté par goelen le 17 juin 2009
LAURA KASISCHKE, À MOI POUR TOUJOURS, Christian Bourgeois, 402 pages, 2007. Traduit par Anne Wicke. Genre : à la St Valentin, gare aux faux pas !
Ayant entendu beaucoup de bien de ce roman sur les blogs et voulu retenter ma chance avec l’auteur, je me suis décidée à lire cette histoire.
Sherry, professeur d’anglais à l’université, trouve le jour de la St Valentin dans son casier, un billet anonyme : le titre du roman. Flattée et intriguée, elle s’interroge sur l’expéditeur. L’ayant trouvé, elle entame une relation extra-conjuguale, encouragé par son mari, excité par l’idée. A cela se rajoute un fils qu’elle ne comprend plus et un père qui dérive lentement vers la sénilité.
Autant le dire, ça démarrait plutôt bien tout ça. Une histoire qui s’installe doucement, des personnages troubles, un peu de drame. Sauf que je n’ai pas cru au personnage de Sherry qui semble se dire : mais pourquoi ça m’arrive à moi ? Je n’ai rien fait pour provoquer tout ça? Là, faut l’imaginer un doigt sur la bouche, regardant en l’air avec un air dubitatif. Elle n’est plus crédible à partir du milieu du roman et c’est bien dommage. Jon non plus d’ailleurs (son mari).J’ai tout de même été jusqu’à la fin de cette histoire car Laura Kasischke a le talent de l’écriture. Son style est indéniablement bon. Mais vraiment, j’ai souvent eu l’impression de me retrouver devant le téléfilm de la première chaîne en milieu d’après-midi, c’est dire !
Ceci dit, je compte bien lire La couronne verte. Ses histoires me déçoivent un peu mais j’ai envie de retrouver ses mots.
Crédit photo : éditions Christian Bourgeois.

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