Loula a eu une idée fort sympathique il y a quelque temps. Une idée pour vider un peu ses étagères. Je choisis un livre chez un voisin bloggueur et en échange j’en propose trois à mon tour. J’ai trouvé mes tentations chez Clo verveine. Et comme je dois absolument faire de la place, j’en propose un peu plus que la règle. J’en ai lu et aimé certains, essayé d’autres, pas du tout ouvert quelqu’uns. Alors avis aux amateurs ! Un petit commentaire suffit…
Prend mes livres chers voisins…
Posté par goelen le 14 janvier 2010
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B.O.B et moi…
Posté par goelen le 12 janvier 2010
NELL FREUDENBERGER, LE DISSIDENT CHINOIS, Quai Voltaire, 2010. Traduit par Clément Baude.
C’est mon second coup d’essai avec BOB. Je scrute leur partenariat pour découvrir des maisons d’éditions que je ne connais pas ou très peu. C’était le cas ici.
Yuan Zhao est un artiste chinois, invité a passé un an à Los Angeles. Il est accueilli par la famille Travers : Cece la mère qui travaille dans l’école où va enseigner Yuan pendat quelques mois, Gordon le père psychanalyste qui n’est attentif à personne d’autre qu’à lui-même, Olivia l’aînée et Max dont le sort inquiète beaucoup sa mère (il a été retrouvé par un policier, une arme à la main disant qu’il voulait se suicider). D’autres personnages se joignent à eux pour compliquer encore un peu le tableau : Phil, le frère de Gordon amoureux de Cece avec qui il a eu une aventure, Meiling l’ex de Yuan qu’il ne parvient pas à oublier et le fameux X son cousin à l’origine de sa venue aux USA.
Bon cela semble un epu confus tout ça, mais c’est normal. Moi-même je n’ai pas bien compris ce que l’auteur avait envie de nous dire. Je ne me suis attachée à aucun des personnages. Cece est pénible de prévenance, de naïveté. Elle m’a fait l’effet d’une nunuche pour qui l’essentiel est le bien-être de ses animaux. Je n’ai rien contre eux mais un humain qui fait passer les bêtes avant les autres humains ça m’agace prodigieusement. Yuan ne sait pas pourquoi il est là, ne sais pas comment s’y prendre et se perd dans ses souvenirs. Il n’y a guère que Max qui m’a un peu réveillée pendant la lecture avec son esprit rebelle du jeune qui ne sait plus quoi faire pour exprimer ce qu’il ressent.
A la lecture du résumé, je me suis dit « c’est typiquement le genre de roman qui peut me plaire ». J’aime les histoire de famille complexes, un peu d’histoire chinoise par là-dessus et des adultes perdus se noyant dans leurs problèmes, la sauce aurait dû prendre. Et bien non, à tel point que j’ai refermé le livre à la 214ème page.
Ce roman n’est pas pour moi ça c’est sûr. Peut-être pour l’un d’entre vous ? Qui veut essayer ?
Merci à BOB et aussi éditions de la Table ronde pour l’envoi.
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L’innocence ne se retrouve jamais…
Posté par goelen le 8 janvier 2010
JONATHAN TRIGELL, JEUX D’ENFANTS, Folio policier, 2009. Traduit par Isabelle Maillet.
Ne vous fiez pas au classement Folio. Il ne s’agit pas d’un roman policier. Aucune enquête, un roman noir. Très noir tout simplement.
Jack arrive à Manchester accompagné par son soi-disant « oncle » Terry. Il va loger chez Kelly, une infirmière à l’hôpital, qui l’accueille chaleureusement. La seule règle est « bon sens et courtoisie ». Le chat, Marble, l’adopte tout de suite, preuve que Jack est quelqu’un de bien. Pourtant, Jack ne peut pas dire toute la vérité. Ni à Kelly, ni à ses collègues de travail Chris, Steve et la jolie Michelle qui le fait craquer. Seule Terry connaît la vérité, connaît son vrai nom. Jack est celui qu’il s’est choisi à la sortie de prison, pour ne pas se faire remarquer, pour se faire oublier. il s’invente une nouvelle histoire, de la prison pour vols de voiture, rien de très grave. La vérité est tout autre. On la devine lorsqu’on revient sur le passé de Jack ou le garçon A comme on l’a appelé lors du procès ou le monstre selon la presse. Jack n’a que 24 ans et veut recommencer sa vie, trouver la paix. Mais la rédemption est-elle possible ?
Jonathan Trigell écrit là son premier roman. Il écrit avec délicatesse le chemin tortueux et violent de Jack, personnage que l’on en vient à trouver attachant. Il ne s’est pas trop quoi faire de lui, cherche à ne pas faire de vagues et s’étonne de l’intérêt que les autres ont pour lui. Un personnage touchant de maladresse. Et pourtant, son passé est impardonnable. La question qui se pose ici est tellement juste : peut-on avoir une deuxième chance dans une société qui ne se lasse pas de clamer qu’un criminel reste un criminel ? La rédemption d’un gamin devenu adulte est-elle juste ? Question épineuse. Je veux croire au fait qu’une fois sa dette payée, le coupable peut se réinsérer dans notre société actuelle. Dans les faits, seuls les petits criminels peuvent l’espérer. Les autres (crimes de sang ou sexuels) cachent leur passé pour pouvoir rester en sécurité (rien de pire que la vindicte populaire, on ne compte plus les règlements de compte d’un voisinage entier envers un ancien prisonnier). J’aimerai clamer haut et fort que tout le monde a droit une deuxième chance. J’y crois. Mais face à une telle situation arriverai-je à tenir les mêmes propos ? Rien n’est moins sûr. Peut-être me conduirai-je comme eux ? Et ça, ça me gêne profondément…
Jeux d’enfants (dont je préfère nettement le titre original Boy A, plus parlant et plus près du roman) a reçu le prix Waverton Good read Award du meilleur premier roman de l’année en 2005. Il a été adapté au cinéma avec succès. La bande d’annonce me donne envie de le voir, d’autant que le scénario semble extrêmement fidèle au roman.
Le seul bémol est la fin. Elle est ouverte, je l’aurai préféré fermé. Quel qu’en soit l’issue.
Crédit photo : Folio policier.
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Ninon dis oui ou non, ça dépend…
Posté par goelen le 5 janvier 2010
MAUD LETHELLIEUX, DIS OUI NINON, Stock.
Toute la blogosphère ou presque a parlé de ce roman il y a quelque temps. Pas envie de le lire sur le moment, Antigone m’a permis de faire la connaissance de cette petite fille en en faisant un livre voyageur.
Ninon a neuf ans. Elle vit avec ses parents, Zélie et Fred, et sa petite soeur Agathe. Elle regarde les adultes vivrent, faire et dire des choses qu’elle ne comprend pas. Elle n’a que 9 ans ne l’oublions pas. Mais elle ressent tout. Elle comprend que ses parents ne s’entendent plus et que la séparation est inévitable. Elle comprend que l’ami de sa maman, Olive, va prendre la place de son père auprès d’elle. Elle comprend vite que son père Fred est dépassé par tout ça mais refuse de laisser tomber ses convictions sur la façon de vivre au plus près de la nature. Ninon fait un choix, elle décide d’aller vivre chez son père, en laissant sa petite sœur et de l’aider à construire la maison qu’il a rêvé pour lui et ses filles.
Je suis bien embêtée avec ce roman. Je pense que Maud Lethielleux a plutôt bien retranscrit les pensées et la façon dont Ninon perçoit le monde. Mais entre cette petite fille, pleine d’amour pour son père, et son père, épris de liberté au point de mettre en danger sa fille, et moi le courant n’est pas passé. Pas une once de tendresse pour ces personnages. Le manque de réalisme de cette histoire m’a gênée. Une madame Kaffe qui ne fait pas de rapport après ce qu’elle a vu et un service vétérinaire qui laisse une deuxième chance à un fromager complètement en dehors des conditions d’hygiène et de sécurité, c’est un peu gros. Quant à Zélie, je ne la trouve pas très préoccupée par le sort de sa fille qui dort dans une maison sans toit en pleine hiver. Des parents ados qui sont à peine adultes quand leurs filles grandissent, ça existe. Des parents en dehors de toute réalité ça existe. Mais on ne les laisse pas longtemps comme ça avec leurs enfants.
Peut-être que je manque de poésie mais quitte à raconter l’histoire de deux parents qui se débattent avec leurs filles, leurs problèmes d’argent et leur envie de liberté, j’aurais aimé que ce soit plus crédible. En fait, c’est ça qui m’a gêné dans ce roman, le manque de crédibilité de l’histoire plus que le manque de réalisme.
Ce livre voyageur part chez Saphoo.
Crédit photo : Stock éditions.
PS : quelqu’un sait comment augmenter la taille de la police sur wordpress ? Je n’y arrive pas…
PS : ce n’est pas très important mais je n’aime pas voir la tête des écrivains sur les bandeaux des livres, ça m’agace !
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Changer sa vie…
Posté par goelen le 27 décembre 2009
BERTINA HENRICHS, LA JOUEUSE D’ÉCHECS, Liana Levi piccolo, 2006, 212 pages. Genre : un jeu change tout.
Eleni vit sur l’île de Naxos avec son mari garagiste et ses deux enfants. Elle est femme de chambre à l’hôtel. Sa vie est bien ordonnée et son emploi du temps ne varie pas beaucoup. Seule ses rencontre avec son amie Katherina. Un matin, elle aperçoit un échiquier dans la chambre d’un couple de français. Son imagination s’emballe et elle projette d’offrir en cadeau ce jeu à son mari. Lui ne montre aucun intérêt mais Eleni est intriguée. Et si elle apprenait à jouer ?
Une écriture toute simple et fluide nous entraîne dans le sillage d’Eleni. Un simple jeu va bouleverser sa vie et lui faire comprendre que peut-être elle peut vivre autrement. C’est un joli portrait d’une femme qui consacre tout à sa famille, jusqu’à en oublier ses envies. Tout change. Un roman plein d’espoir et ça fait du bien en ces temps de disette de littérature consolatrice et joyeuse.
Bonne lecture !
Crédit photo : Liana Levi éditions.
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Une certaine obsession…
Posté par goelen le 20 décembre 2009
R.J. ELLORY, SEUL LE SILENCE, Le livre de poche, 601 pages, 2009. Traduit par Fabrice Pointeau. Genre : roman noir.
Ce roman a conquis beaucoup de monde et a même obtenu le prix du roman noir du Nouvel Observateur et Bibliobs. J’avais donc bien hâte de le découvrir.
Joseph Vaughan vit dans un petit village de Géorgie assez paisible. Il vit seul avec sa mère depuis la mort de son père. Nous sommes dans les années 30. Hitler et ses idées politiques commencent à faire des ravages et inquiètent les américains. Devront-ils prendre part au conflit ? Cela n’empêche pas la famille de Gunther Kruger de bien s’intégrer dans le village et d’être respecté. Jusqu’au meurtre sauvage d’une petite fille, puis d’une autre, une autre et encore d’une autre au fil des ans. Joseph grandit dans ce milieu où la peur règne, la suspicion aussi. Qui peut donc oser s’attaquer à des enfants et les massacrer ainsi. Joseph aimerait bien connaître la réponse. Il va la chercher longtemps. Le récit de sa vie est entrecoupé de retour dans le présent où il vient de tuer le responsable.
Le lecteur suit la vie de Joseph Vaughan, hanté par ces massacres jusqu’à la découverte finale. Il va passer par des phases de bonheur mais de très courtes durées. Autant le dire, il est né pour avoir une vie de souffrance. Je ne peux pas trop en dire en plus si je ne veux pas dévoiler des éléments essentiels de l’intrigue. Le livre de poche présente ce roman comme un thriller. Je ne suis pas d’accord. Je n’ai pas vu une once de suspens dans ce récit. On se doute bien vite de ce qui se passe réellement et le nom du coupable semble assez évident dès le milieu du livre. Finalement, l’intérêt de tout ceci est plutôt de comprendre l’impact de cette série de crimes sur un enfant et la façon dont il va prendre en main sa vie par rapport à ce qu’il a vécu (il a découvert l’un des corps).
Ellory écrit vraiment très bien (merci le traducteur pour le rendu), l’histoire tient la route et pourtant je ne suis pas très enthousiaste au final. Il m’a manqué une chose essentielle : je n’ai pas été touchée par les personnages et celui de Joseph en particulier, malgré toutes les choses horribles qu’il va devoir traverser (et il y en a!). Je rejoins un peu l’avis de Flo. Déçue donc et ça m’agace.
Bonne lecture!
Crédit photo : Le livre de Poche.
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D’une pierre, deux coups…
Posté par goelen le 17 décembre 2009
Ayant eu du mal à résister à certains challenges, je me suis débrouillée pour qu’ils me permettent de réduire ma PAL et pour qu’ils soient compatibles. Ma lecture d‘ A la croisée des mondes de Philip Pullman me fait avancer dans le challenge de Théoma et celui de Geishanellie.
PHILIP PULLMAN, LES ROYAUMES DU NORD, Folio SF, 533 pages. Traduit par Jean Esch. Genre : Steampunk !
Lyra vit au Jordan College à Oxford. Elle est espiègle, maligne, drôle, pleine de vie. Elle a un daemon qui s’appelle Pantalaimon et qui peut se transformer en toutes sortes d’animaux selon la situation et les émotions de Lyra. Pan est son âme. Un jour, elle surprend une conversation qui lui apprend l’existence de la Poussière, les conséquences du péché originel selon l’Autorité. Intriguée, elle questionne un peu trop. Son père, Lord Asriel, est un aventurier qui ne s’occupe pas d’elle. Des enfants du collège disparaisse, dont Roger le meilleur ami de Lyra. Celle-ci se lance à sa recherche.
Je n’ai pas envie d’en révéler trop sur ce premier tome. Dès les premières lignes, j’ai littéralement plongé dans les aventures de Lyra et de son monde. C’est officiel, j’aime la Sf (enfin le Steampunk en tous cas pour l’instant). Le rythme est haletant, j’ai dévoré ce tome en trois jours, vivant les aventures de Lyra comme si je l’accompagnais. Son monde m’a séduite avec ses daemons, ses clans de sorcières, ses ours en armures, ses savants un peu fous, ses hommes et femmes dénués de toute humanité (je mettrai bien mon poing au milieu de la figure de Mme Coulter!). On ne s’ennuie pas une seconde et l’écriture est assez exigente (bravo au traducteur d’ailleurs pour avoir brillamment rendu le monde imaginaire de Pullman).
Evidemment, j’ai enchaîné sur le deuxième tome et le troisième tome (merci Lazare pour le prêt).
PHILIP PULLMAN, LA TOUR DES ANGES, Folio SF, 446 pages. Traduit par Jean Esch.
ATTENTION, si vous ne voulez pas connaître la suite de l’histoire, ne lisez pas la fin de ce billet !!!!
On retrouve Lyra, seul avec Pan, après avoir franchi le pont qui relie les différents monde. Elle atterrit à Cittagazze où les spectres ont fait fuir tous les adultes (ils ne s’attaquent pas aux enfants). Lyra explore la ville et tombe sur un jeune garçon Will, qui s’est enfui de son monde pour retrouver son père disparu et fuir des hommes dangereux qui le poursuivent sans qu’il sache pourquoi. Ils cheminent ensemble travers les dimensions à la recherche de leur graal respectif. Ils vont découvrir un objet et un secret qui vont radicalement changer le cours de leur vie.
Pas de déception pour la suite. Aucun temps mort, toujours des ennemis à fuir et des éléments nouveaux à comprendre. La vie n’est pas simple pour ces deux-là (en même temps, elle l’est rarement pour les héros et c’est la moindre des choses, non mais). Lyra et Will se rapprochent de leur destinée qui semble les placer dans une situation très difficile. Jusqu’où iront-ils ?
LE MIROIR D’AMBRE, 792 pages.
Séparée de Will, Lyra est séquestrée par Mme Coulter qui la maintient dans un sommeil artificiel. Will, accompagné de deux anges, Balthamus et Baruch, part à sa recherche. Après l’avoir délivrée (mais à quelle condition !), ils se remettent en route pour retrouver Roger et le père de Will dans le pays des morts. En parallèle, Mary une scientifique du monde de Will est elle aussi passé de l’autre côté et découvre un peuple qui va lui révéler une découverte capitale.
Le rythme s’accélère et ces presque 800 pages m’ont paru en faire que 200. Je suis un peu triste d’avoir déjà fini mais si contente d’avoir pénétré les royaumes du nord (et vu la neige dehors, on y est vraiment). Cette trilogie est une belle réussite et je maudis mon esprit de contradiction qui m’empêche de lire les œuvres dont tout le monde parle au moment de l’adaptation cinématographique, oui je sais c’est con). La question qui se pose maintenant est de savoir si oui ou non je regarderai les films. Des avis ?
Bonne lecture!
Crédit photo : Gallimard.
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Retard impossible à combler…
Posté par goelen le 15 décembre 2009
Pendant ma longue absence, j’ai continué à lire un peu moins mais quand même. J’ai noté scrupuleusement les références pensant chroniquer tout ça au fur et à mesure. Mais bien sûr, par moment, je suis d’une naïveté sans nom. Non, je ne rattraperai mon retard. Mes lectures sont trop lointaines pour me souvenir d ce que je voulais partager sur ces lectures. En voici donc la liste, avec juste un petit commentaire…
Constance de Salm, Vingt-quatre heures d’une femme sensible, Phébus. Aucun souvenir maintenant mais j’en avais apprécié la lecture sur le moment.
Stephenie Meyer, Révélation, Hachette. Bon je l’ai dévoré comme les autres, malgré les défauts. Midinette, va !
Hanif Kureishi, Intimité, 10/18. J’avais beaucoup aimé et j’aimerai bien en lire d’autres, notamment son dernier Quelque chose à te dire.
Stieg Larsson, Trilogie Millenium, Actes sud. J’ai littéralement avalé les trois tomes d’un coup. Emeraude, ça y est je connais Lisbeth et Michael !!!
Thuân, Chinatown, Seuil. Pas beaucoup de souvenir, à vrai dire, je ne sais plus ce que j’en ai pensé…
Elsa Osorio, Luz ou le temps sauvage, Métailié. J’avais adoré ce roman, un coup de coeur !
Arnaldur Indridason, Hiver arctique, Métailié. Comment ai-je pu oublier de parler de mon cher Indridason ? Une vraie réussite, comme d’habitude.
Laura Kasischke, La couronne verte, Christian Bourgeois. Elle me bluffe au début, mais la fin retombe toujours comme un soufflé raté, je ne me l’explique pas, j’aimerai aimer ces romans.
Fred Vargas, L’homme à l’envers, J’ai Lu. Adamsberg for ever !
Anne Percin, Bonheur fantôme, Le Rouergue. Un bon moment de lecture mais pas trop de souvenirs.
Harlan Coben, Faux rebond, Pocket. Sympathique !
Barbara Constantine, A mélie sans mélo, Calmann-Lévy. J’aime les personnages et l’atmosphère de romans de Barbara Constantine.
Marie-Hélène Lafon, Les derniers indiens, Buchet-Chastel. Une histoire magnifiquement racontée !
Fred Vargas, Un lieu incertain, Viviane Hamy. Adamsberg rencontre des vampires, évidemment j’ai aimé!
Pourvu que je ne reprenne pas autant de retard…
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Des voix et encore des voix…
Posté par goelen le 11 décembre 2009
ARNAUD CATHRINE, LA DISPARITION DE RICHARD TAYLOR, Folio, 2008, 214 pages. Genre : roman polyphonique.
Il y a des auteurs que l’on connaît de nom, sans avoir jamais lu une page. Et pourtant vous feuilletez ses romans dès que vous tombez dessus. Des auteurs qui nous paraissent sympathiques parce qu’il s’associent à des gens qu’on aime bien. Toujours rien lu pourtant. Et puis, une rencontre a lieu dans une bibliothèque. Vous y allez pour voir et pour savoir ce qui vous attire chez lui, sans l’avoir lu. Vous en ressortez avec deux romans, un adulte, un jeunesse et une date à retenir, celle où il joue son spectacle dans votre ville. Convainquant.
Richard Taylor est entouré de femmes qui l’ont bien connu, croient le connaître ou l’ont juste croisé. Lorsqu’il disparait sans vraiment donner d’explication, elles vont tour à tour nous parler de lui, essayer de comprendre comment il en est arrivé là. Sa femme, Susan, est la plus incrédule et la plus désemparée. Elle reste seule avec leur petite fille, à peine 6 mois. Sa mère, Jean, qui se demande bien ce qu’elle a fait pour mériter un fils pareil. Pas très aimante et très égocentrique. Il y a aussi la collègue amoureuse, l’amie transexuelle, la voisine de palier qui déclenche tout sans le savoir, la soeur, deux inconnues au passage rapide dans sa vie, la dramaturge suicidée Sarah Kane et une vieille voisine envahissante. Toutes vont nous raconter le Richard Taylor qu’elles ont connues.
L’intérêt du romans à plusieurs voix est de nous faire découvrir un personnage, une histoire sur tous ses coutures, les positives et les négatives. Chacun possède un morceau du puzzle qui nous permet de comprendre. Chacun a une voix et un timbre différents, une émotion propre. Arnaud Cathrine réussit à faire parler onze voix féminines. Elles ne se ressemblent pas. J’ai visualisé chacune d’entre elles, sa posture, sa voix, sa façon de s’habiller grâce à leur façon de parler. Pas facile pour un homme de se glisser dans la peau d’une femme mais pari réussi ici. La crise d’identité du personnage est bien rendu. On comprend Richard même si sa disparition est lâche (quelle fuite ne l’est pas me direz-vous?). Et on tourne les pages sans s’en rendre compte. Son prochain roman sort en janvier 2010, je le lirai. Et oui, j’irai le voir chanter avec Florent Marchet. Et oui, j’irai lire ce que Sarah Kane a écrit. J’aime les auteurs qui me donnent envie d’en découvrir d’autres…
Bonne lecture !
Crédit photo : Folio.
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Emancipation…
Posté par goelen le 10 décembre 2009
JAMES M.CAIN, MILDRED PIERCE, L’imaginaire, 407 pages, 1941. Traduit par Sabine Berritz.
J’aime les portraits de femme. Celui de Mildred est réussi.
Mildred Pierce vit avec son mari et leurs deux filles. La crise de 1929 les a laissés sans sou et sans travail, ce qui ne semble pas déranger monsieur. Madame le quitte et doit s’assumer seule. Commence alors l’entrée dans la vie réelle de Mildred avec ses réussites et ses échecs.
Cette histoire court sur plusieurs décennies. La pauvre Mildred ne sera pas épargnée mais son courage reste intact. Je ne connaissais pas ce Jame M.Cain mais son humour et ses personnages m’ont séduite. J’ai trouvé ce roman assez moderne dans l’écriture, plus d’une fois j’ai oublié que l’histoire démarre das les années 20. Elle aurait tout aussi bien pu se passer de nos jours.Le seul bémol est la réaction épidermique que provoquait chez moi l’attitude d’inertie de Mildred face à Véda. Aucune réaction face à cette fille qu’on a juste envie de gifler pour la faire redescendre. Mais bon, tout cela montre finalement que cette histoire et ces personnages m’ont touchée.
Bonne lecture!
Crédit photo : Gallimard.
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